Le schéma narratif

Tu en as certainement entendu parler (même si c’est « Il y a très longtemps… » ! ), le schéma narratif est utilisé dans la plupart des romans. Tu peux t’en détacher bien sûr, cependant c’est une des recettes pour garder ton lecteur à l’affût. En effet, pour créer du suspens, voici la ligne à suivre :
N.B. Nous parlons de genre narratif pour le roman en particulier.

1. L’Incipit ou situation initiale

C’est le début de ton histoire, celle qui présente le contexte, les personnages, le lieu, les relations entre les personnages. Elle permet au lecteur d’entrer dans ton monde, de rencontrer tes créatures imaginaires et leur quotidien.. C’est une situation stable. On s’imprègne d’une ambiance, d’une situation, on apprend à connaître les personnages.

C’est une étape importante pour le lecteur, afin qu’il comprenne où il « atterrit ». C’est un peu comme lorsque l’on raconte une blague : parfois on a besoin de contextualiser. Or, c’est exactement le mot pour décrire le début de ton histoire : le contexte.

2. L’élément perturbateur ou déclencheur

Cet élément vient modifier la situation initiale. Soudain, l’atmosphère change, les personnages sont face à un problème ou dilemme à résoudre. La stabilité du début est bouleversée. Un mort, un bouleversement, un choc. On sait que l’histoire a entièrement basculée. Nous ne reviendrons pas (ou du moins pas de suite) à la situation initiale. Les personnages vont avoir différentes réactions : se mettre à l’action, ressentir une émotion forte…

3. Les aventures ou péripéties

L’élément déclencheur entraîne diverses aventures et actions, aussi appelé nœud. Le ou les personnages ont un ou plusieurs obstacles a surmonter. C’est une aventure, un parcours initiatique. Il va falloir comprendre quelque chose, évoluer, avancer. La tension monte jusqu’à son point culminant, le climax. Suit alors le dénouement.

4. L’élément de résolution

Un élément vient mettre fin aux problèmes du ou des personnages. On fait face au dénouement. Le ou les personnages principaux ont terminé leur quête, l’objectif est atteint ou non. On a enfin la solution aux différents problèmes. D’ailleurs, c’est parfois à ce moment que certains auteurs utilisent le « Deus ex machina ». Utilisé en théâtre, c’est un peu la solution sortie du chapeau. Attention cependant, car cette solution ne convient pas toujours au lecteur !

La perturbation est passée.

5. La situation finale

La situation redevient calme, c’est la fin du récit. Normalement, les problèmes sont résolus et surtout les personnages principaux ont changé. Ils se sont améliorés, ou ont du moins appris de la situation. La fin peut bien sûr être tragique.

Tu peux tout à fait avoir plusieurs éléments déclencheurs, plusieurs séries d’aventures, plusieurs éléments de résolutions. En fait, tu peux bouleverser ce schéma dans tous les sens, dans le cas de flash-back par exemple. Certains commencent par le climax, reviennent au début de l’intrigue pour expliquer la situation du héros ; d’autres font le schéma inverse. A toi d’être inventif !

Et toi, suis-tu le schéma narratif à la lettre ? Si le sujet te plait, je t’invite à découvrir d’autres articles comme : suivre le plan, écrire son autobiographie ou encore à découvrir (justement) un livre qui l’utilise : La prophéties des Andes. Cela tombe bien je l’ai analysé sur plusieurs articles !

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