La morale de l’écrivain : défends ta morale de l’histoire !

L’auteur a ses opinions, ses pensées et sa propre morale. Le personnage aussi. On peut écrire le rôle d’un méchant très cruel sans partager son appétit de la méchanceté. Et pourtant je pense que l’auteur a parfois le droit voir le devoir de donner une certaine moralité à son œuvre, je m’explique.

Raconter une histoire avec un thème, une quête et une morale

Pour écrire une belle histoire ou du moins une histoire correctement ficelée, tu dois avoir un thème principal. Vas-tu parler de la trahison, de la vengeance, de l’amour, de la double personnalité ? Que veut le personnage centrale au plus haut point ? Trouver l’amour, gagner de l’argent ? Va-t-il réussir ? Tu trouveras souvent une quête et un thème. Le thème de Walking dead serait simplement de rester en vie et de construire une communauté. La quête de Rick, le héros, est de sauver ses enfants et de les protéger. Le thème de Game of Throne est la quête du pouvoir. Deneris cherche à reconquérir le trône alors qu’au départ Jon veut juste vaincre les morts. Le personnage doit, dans la logique, être différent à la fin de l’histoire. Soit parce qu’il aura accompli une quête, ou exploré un thème.

Faire évoluer ses personnages

Le personnage de Mattieu dans le livre de Tristana Erato Les gens c’est pire que des personnes, est un homme timide, célibataire, en manque de confiance. Sa quête est celle de trouver l’amour. Il devient un homme confiant à la fin du roman. Son adjuvant est Huguette, une vieille dame un peu folle. Huguette était elle-même dans une vie monotone de retraité sans passion. Elle recherche une famille et à la fin, elle est heureuse, un peu plus cadrée bien sûr mais en sécurité. Si ton héros est simplement barge, qu’il vaincs des dragons, des fantômes et qu’il en ressort toujours le même, juste un homme fort qui a vaincu, on pourra le prendre pour un prétentieux. C’est un livre qui n’a pas fait avancer le héros, et plus généralement l’histoire. En tout cas, je pense que c’est essentiel d’avoir une évolution, même ne serait-ce que dans les pensées.

Amener le lecteur a comprendre le point de vue de l’écrivain au travers du personnage

Chaque auteur a des thèmes de prédilection, des messages à faire passer sur des sujets qui lui tiennent à cœur. On peut bien sûr écrire un essai pour exposer ses pensées de manière hiérarchisée. Ou un simple roman ou l’on revendique un droit à la liberté par exemple. Les valeurs de Tristana Erato seront peut-être les amis-famille, l’entraide intergénération, l’homosexualité même i elle ne prône pas le meurtre qui est à la base du roman. C’est le message finale qui compte. Par exemple, le héros trouve l’amour ; le héros échoue mais au moins il a essayé ; il devient adulte ; il renoue avec sa famille… On peut penser qu’un livre sur les vampires, en bit-lit, n’ai pas une valeur ou un message à partager et pourtant ! L’idée d’une vie éternelle, d’un amour qui dure, d’une dualité bien / mal en nous… Ce sont des thèmes forts qui peuvent être exploité par l‘auteur.

Si l’on choisi d’écrire sur quelque chose pendant des mois, ce n’est pas que le sujet nous laisse indifférent. C’est que nous avons opéré un choix, voulu défendre notre passion. Je pense sincèrement qu’il faut une sorte de morale comme à la fin des fables de Lafontaine.
Et toi qu’en penses-tu ? As-tu un thème de prédilection ? Quelles valeurs défends tu ?

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1 réponse

  1. 28 juin 2019

    […] Dans un précédent article, je parlais de la morale de l’écrivain. […]

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