Exercices en tous genres

Depuis quelques articles, nous donnons des conseils sur l’écriture de son autobiographie. Si c’est le sujet qui t’interesse, je te propose d’aller voir mon article de présentation, ainsi que pour quoi écrire son autobiographie, le matériel, l’environnement… Aujourd’hui, Nous allons te proposer quelques exercices pour t’entrainer !

Entrainement. Habitudes. Il parait que pour réussir quelque chose il faut créer une habitude. C’est ce que je t’ai proposé en te disant : écris, l’écriture est un muscle. Tu es bloquée ? Écris. Tu es inspiré ? Écris. Peu importe que ce soit ta liste de courses, si cela peut te faire renouer avec ton stylo. Alors voici pour t’aider à trouver un thème ou pour t’entrainer des exercices à faire quand et si tu en a envie, ainsi que des conseils.  

Utiliser des mots forts 

Ton écriture, avant toute chose, doit être précise. Et pour cela utiliser des mots forts peut-être bien interessant. Le choix des mots est important. Par exemple : pour moi « murmurer » évoque un mouvement des lèvres vers l’avant, des mots prononcés doucement, à voix basse, pour masquer une confidence. Alors que le mot « chuchoter » sert à deux enfants qui ne veulent pas se faire prendre. C’est le fait de parler sourdement de façon à ce que notre interlocuteur seul nous comprenne. Une vieille dame murmure un dernier vœux sur son lit de mort, le beau fils chuchote un ordre de silence au petit fils qui joue. Je murmure à l’oreille d’un cheval, je chuchote un secret à l’oreille d’une amie. Tu peux trouver d’autres mots qui paraissent avoir le même sens mais qui n’ont pas la même connotation, intention… 

Tu ne dois pas non plus hésiter à utiliser des mots puissants tels que les valeurs ou institutions : l’Homme, l’Histoire sont faits de valeurs : l’honneur, la bravoure, la justice… Utilise des mots qui te parlent et qui résonnent en toi. Personnellement, je n’aime pas le mot « bouche » pour le son « b », mais j’aime le mot « inspiration ». On prend l’air dans ses poumons pour l’insuffler dans un énorme nuage d’imagination.  

L’évocation des sens 

Attache toi à écrire sur tes ressentis, ce qui est important pour toi : l’herbe humide (son odeur, la sensation sur la peau, les gouttelettes d’eau, l’humidité de l’herbe qui colle sur tes pieds…), danser sous la pluie, se glisser sous des draps propres, manger un fondant au chocolat… Décris ta madeleine de Proust. Un exercice qui consiste à écrire un sens sur chaque page et y noter tout ce qui te vient. Tu pourras y puiser lors de description difficile.  

Les preuves 

Le lecteur a besoin de preuve, c’est un procureur et tu es ton propre avocat. Tu racontes ton histoire, d’accord, mais est-ce vrai ? Est-ce possible ? Est-ce imaginable ? Tu dois rassembler ta mémoire, donner des détails croustillants, des faits, donner l’heure, le lieu et avec qui. Ce qui peut faire pencher les jurés en ta faveur ? Les sentiments. Prenons un exemple : j’ai été un mois dans un fauteuil roulant. Si quelqu’un écrit sur le fait d’être immobilisé, je sais ce que c’est, je serais d’autant plus méfiante si un détail cloche. Je peux raconter : la difficulté d’habiter une maison 1930 où même le couloir d’entre qui traverse la maison n’est pas assez large pour un fauteuil ; les gens qui pensent pouvoir vous déplacer comme un meuble, et les bras, les bras en compote qui n’arrivent pas à pousser ses maudites roues, et donc les cloques… Ce sont des détails ? Mais des détails vrais. Écris des périodes, des épreuves de ta vie avec des détails, des preuves, c’est un bon souvenir et tu t’en serviras par la suite. 

Le rythme 

Un élément sur lequel tu peux t’entrainer également, c’est le rythme. Comment ? D’abord, sache qu’il y a des verbes d’action. Plus une phrase est courte, et plus le rythme est rapide. Sujet, verbe d’action, complément court, par exemple : « J’arrive. Je défonce la porte. Je cours dans la maison. Mes jambes dévalent l’escalier quatre à quatre. J’entre, essoufflée. » A l’inverse, des phrases longues ralentissent l’action, comme les descriptions par exemple.  

S’il existe un bon exercice pour t’entrainer, c’est d’écrire (mais décrire aussi) une scène de suspens. Par exemple, une personne entre dans une pièce et découvre un drame / un monstre. On veut sentir la peur, le sol qui craque, la lune comme seul éclairage… Tu peux écrire une scène fantastique, de science-fiction, peu importe s’il y a un fait, une explication mais ton lecteur doit trembler et tout cela en quatre pages. C’est un récit pour lequel j’avais gagné un concours d’écriture dans ma classe de quatrième. 

Si tu aimes avoir un support papier ou si tu veux en savoir plus sur l’écriture de ton autobiographie, c’est possible ! J’ai écrit un livre Comment écrire son autobiographie : Le Livre de ta Vie. Il est disponible sur Amazon en format papier ou ebook. Pour tout achat du livre papier, je t’offre l’ebook. C’est facile, il faut juste m’envoyer un mail avec la preuve d’achat. Et si tu ne souhaites pas passer par Amazon, n’hésites pas à m’envoyer un mail : amiauteur@gmail.com.

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